Les étudiants CTN face à leur mémoire de fin d’études
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Les étudiants CTN face à leur mémoire de fin d’études

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Si l’on ne s’attend pas à avoir un mémoire à réaliser dans un master dit professionnalisant (c’est-à-dire non dédié à la recherche), les étudiants du master CTN, eux, sont chargés d’en réaliser un et de le soutenir devant leur rapporteurs professionnel et universitaire avant novembre 2019… Focus sur cette période intense pas très rigolote, où les nerfs, la patience et le courage sont mis à rude épreuve.

De la méga motivation du début… à la course contre la montre

L’immense majorité de la classe a choisi un thème de mémoire en fonction de ses passions ou centre d’intérêt, allant de la communication environnementale aux objets connectés dans le tourisme en passant par les dispositifs immersifs dans les musées. Si la plupart est passionnée par son sujet puisqu’elle l’a choisi, tous ont la même crainte : le manque de temps. Là est la principale difficulté, la rédaction du mémoire se fera en même temps qu’une période pleine d’enjeux pour nous, notre période de stage. Il faudra donc trouver les ressources nécessaires pour ne pas baisser les bras et mener ce travail de longue haleine les week-ends ou le soir en rentrant du boulot…

Transformer son mémoire en un atout pour la vie pro

Finalement, réaliser un mémoire, c’est faire l’expérience de la gestion de projet, métier auquel nombreux des élèves du master sont destinés. Respecter un planning opérationnel, mettre en place une stratégie de travail, faire les lectures parallèles, réaliser une bibliographie, prendre contact avec les personnes à interviewer… autant de missions parallèles qui prennent autant voire plus de temps que la seule rédaction du mémoire. Ces compétences organisationnelles peuvent constituer des atouts à mettre en avant en entretien. Des élèves de la promo y voient d’autres intérêts pour leur vie professionnelle : « Ça apporte un « plus » au niveau en faisant de toi un « spécialiste » de ton sujet et je pense que cela peut aider à un décrocher un emploi. En plus, ça permet de se cultiver par des lectures qu’on n’irait pas lire de nous-même et d’élargir son regard sur des problématiques actuelles ».

On ne lâche rien et on reprend confiance en soi

Si finalement notre formation nous impose la rédaction d’un mémoire alors que moins de 2% de la promo s’est posé la question de se consacrer à une thèse, c’est que nous sommes considérés comme capables aussi bien de mener une analyse, manier des concepts étudiés en cours que de faire valoir notre opinion, voire critiquer certains auteurs – dans la limite du raisonnable hein, n’est pas Roland Barthes qui veut, on ne va pas réinventer les théories des Sciences de l’information et de la communication ni oser s’opposer à la sacro-sainte parole d’Emmanuel Souchier.

Il faut donc se faire confiance et ne pas se laisser impressionner par la quantité de travail et lectures que cela nécessite. Après tout, c’est surtout sur notre capacité à répondre à une problématique de manière argumentée et à rendre son travail dans les délais qui sera évalué. Aucun mémoire en-dessous de 10/20 ne peut être soutenu, ce qui signifie qu’au moment de la soutenance on sait déjà qu’on ne se sera pas pénalisé par une note négative.

Bref, le mémoire de recherche vient clôturer notre vie universitaire et nos cinq années d’études. À défaut d’avoir plus de 16/20 et donc avoir « l’immense honneur » de voir son précieux bébé sur les étagères de la bibliothèque du CELSA, mettons les bouchées doubles et soyons satisfaits du travail produit tout au long de cette année, entre cours, stage et autres galères étudiantes. Si le travail est un minimum fait, on en tire que du bon, comme le souligne une élève du master : « aller loin dans un sujet, devenir expert et pouvoir en tirer quelque chose de gratifiant intellectuellement versus les cours où on survole tout ».

 

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