Notre guide des métiers du web

Notre guide des métiers du web

Penser un domaine en évolution perpétuelle relève de l’impossible. Comment se repérer dans l’univers des métiers du web dont les contours paraissent si difficiles à dessiner ? Au-delà des seules entreprises technologiques, les emplois liés au digital se multiplient et se développent dans tout type de secteur. Plongée dans les grandes tendances professionnelles du numérique.

Un bref panorama des réalités statistiques du secteur

Ancré dans l’imaginaire collectif comme un domaine qui recrute, le digital ne représente aujourd’hui que 3% de l’emploi en France. Ce taux évolue lentement : en 2009 il s’élevait déjà à 2,7%.  La moyenne d’âge des professionnels du web reste relativement peu élevée, ne dépassant pas la quarantaine. En outre, les femmes demeurent sous-représentées et ne représentent que moins d’un quart de cette population.

Enquête DARES, septembre 2019.

Pour y voir un peu plus clair, on peut penser le web selon quatre grandes familles : les métiers de la data, ceux de la programmation, de la création et de la communication.

Les métiers de la data : un travail de l’ombre si nécessaire

Le traffic manager

Sa mission : mener des campagnes publicitaires en ligne, notamment via Google Ads ou Facebook Ads et en assurer le suivi analytique.

Sa formation : une école de commerce ou une formation webmarketing le plus souvent.

Son salaire moyen annuel : entre 20 et 50k*.

Le data analyst

Sa mission : exploiter les données recueillies à travers une pluralité de canaux afin de faciliter la prise de décision.

Sa formation : il n’existe pas de formation privilégiée, on retrouve souvent des profils d’ingénieurs mais aussi des personnes issues d’école de commerce.

Son salaire moyen annuel : entre 35 et 50k.

Les métiers de programmation : une compétence toujours aussi recherchée

Le développeur

Sa mission : suivant sa spécialité le développeur va mener des missions très différentes. Le développeur frontend se chargera de produire le code destiné à construire une interface visuelle. De son côté, le développeur backend s’occupe de la partie technique d’un produit, invisible à l’utilisateur.

Sa formation : une école d’ingénieur ou une école privée de développement.

Son salaire moyen : de 35 à 70k.

Les métiers de la création : la révolution de l’expérience utilisateur

L’UX designer

Sa mission : assurer l’ergonomie d’un produit web ou mobile.

Sa formation : il existe très peu de formation dédiée mis à part dans certaines écoles de design. On retrouve des profils très variés : du diplômé d’une école de commerce à celui d’un master de psychologie orienté ergonomie. 

Son salaire moyen annuel : de 25 à 60k.

L’UI designer

Sa mission : traduire les recommandations de l’UX designer et assurer l’esthétique et la clarté d’une interface.

Sa formation : une école de design privée ou un parcours universitaire (BTS, DUT, voire master de design).

Son salaire moyen annuel : de 25 à 35k.  

Les métiers de la communication : une polyvalence nécessaire

Le community manager

Sa mission : animer la communauté de fans d’une marque via les réseaux sociaux et suivre les données liés à ces campagnes de promotion.  Suivant la dimension de la structure, son rôle peut varier de la seule animation éditoriale à la création graphique de contenus.

Sa formation : un cursus spécialisé dans la communication (BTS/DUT, école privée ou université).

Son salaire moyen : aux alentours de 30k.

*Les salaires sont donnés bruts.

Marine DEGIOANNI

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