Les profondeurs du web : deep web et dark net


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Les statistiques révèlent que 54% de la population mondiale utilise internet (source : le blog du modérateur). C’est sans compter les utilisateurs invisibles du « deep web ». Lorsque l’on entend parler du « dark web », on pense tout de suite au pire entre criminalité et contenus illicites… Mais que cachent vraiment les abîmes du web ?

Définitions

Le deep web s’oppose au Web qu’un individu ordinaire utilise habituellement. Lorsqu’on parle du World Wide Web, il s’agit de la toile surfacique d’Internet. À l’inverse, le deep web, comme son nom l’indique, représente une partie bien plus profonde d’Internet, qui n’est ni visible ni indexée par les moteurs de recherches. Sur le deep web, on retrouve le dark net et le web opaque.

On parle de dark net pour désigner des procédés techniques utilisés pour avoir accès à du contenu dark web. Il s’agit de réseaux superposés (aussi dits réseaux overlays) bâtis sur Internet comme n’importe quel réseau autonome, mais s’attachant néanmoins à l’utilisation de moyens et de configurations spécifiques afin de préserver les données ou de rendre invisible l’adresse IP de l’utilisateur.

Le web opaque, dont on entend parler plus rarement, c’est la partie du web qui pourrait être indexée par les moteurs de recherche mais qui volontairement ne l’est pas. On peut aussi parler de « web presque visible ». Il est utilisé par les services comme les banques qui doivent garantir à leurs clients une sécurité optimale, ou les sites faisant l’objet de transactions en ligne. Contrairement au dark web, le web opaque est accessible sur des navigateurs classiques.

Aux origines du dark web

Le dark web n’était pas destiné à être un repaire de malfrats mais répondait à un véritable besoin d’anonymat pour des questions de sûreté. Créé par l’armée américaine, ce réseau était voué à sécuriser les échanges entre les dissidents ou avec eux, et ce, pour qu’ils conservent leur liberté d’expression sans pouvoir être identifiés. Le deep web a pu par exemple servir des causes révolutionnaires comme le Printemps arabe en permettant aux personnes opposées au régime en place de communiquer secrètement en évitant la censure. Aujourd’hui il est toujours utilisé dans cette dynamique de liberté sécurisée par des journalistes d’investigations, des reporters de guerres ou encore des ONG comme Greenpeace ou Reporters sans frontières.

Des usages et des utilisateurs variés

Sur le darknet, c’est le moteur de recherche choisi qui détermine le type d’activité des usagers. Des services spéciaux du gouvernement aux grands criminels, en passant par l’internaute lambda, les utilisateurs du deep web sont aussi nombreux que variés. Le deep web traduit un besoin de préserver son identité afin d’éviter les périls d’internet. Malheureusement, il est également utilisé pour commettre des actes criminels ou délictuels comme la pédopornographie, le trafic de stupéfiants, d’armes, d’humains, le piratage informatique, le cannibalisme, ou encore le blanchiment d’argent. Les échanges pécuniaires sont facilités grâce aux cryptomonnaies comme les Bitcoins.

Malgré sa connotation lexicale négative, le dark net n’est pas uniquement utilisé à des fins douteuses ou répressibles. 91% des internautes pensent que la sécurité et la protection des données sont très importantes, 42% suppriment les cookies du navigateur pour protéger leur vie privée internet (source : le blog du modérateur).

Quid de la navigation privée ?

Si la plupart des utilisateurs de la fenêtre de navigation privée savent que les données recueillies au cours de leur navigation sont effacées à la fermeture de la session, ils ignorent souvent qu’elles ne sont effacées qu’au niveau du serveur local. En effet, l’adresse IP de l’utilisateur reste visible et traçable ; son activité ne disparait que sur son appareil. Contrairement au dark web, ce procédé ne garantit pas une transparence sur internet. Le web est donc bien loin de préserver complètement l’intimité des internautes.

Certains veulent juste échapper à la pratique peu éthique de l’espionnage de masse et se sentent tout simplement plus en sécurité en naviguant sur une toile sur laquelle leurs données personnelles restent privées. Le dark web devient ainsi un outil de protection de la vie privée sur internet au même titre qu’un rideau ou qu’une porte fermée à clé.

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