Ce qu’on a retenu de la 10e édition du colloque MTO


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À l’occasion de la 10e édition du colloque Management des Technologies Organisationnelles (MTO), l’équipe CTN s’est rendue le 4 et le 5 octobre à l’Institut Montpellier management pour ces journées d’études autour du thème des « Smart Cities ».

Organisé par la Chambre professionnelle du Conseil en Languedoc-Roussillon, le Groupe Sup de Co Montpellier et le centre de recherche LGI2P de l’Ecole des Mines d’Alès, ce colloque a réuni des spécialistes issus d’horizons scientifiques différents. Qu’ils soient experts en gestion et management, en communication, ou encore architecture et philosophie politique, tous ont contribué à une réflexion autour des stratégies numériques au service du management des organisations.

La ville intelligente : le concept

À l’heure où les outils technologiques modernes sont au cœur de nos sociétés, on appelle une « Smart City » ou « Ville intelligente » une ville qui s’équipe des techniques de pointe en matière de développement numérique pour améliorer la vie en communauté et la faire progresser de manière durable et responsable. Néanmoins, ces définitions ne sont pas figées. Chaque ville, selon ses priorités, a un usage du numérique qui lui est propre : améliorer l’hygiène publique grâce aux outils connectés, favoriser le développement des productions agricoles grâce aux applications mobiles et aux drones ou encore optimiser la gestion des entreprises…Cela s’explique par le fait qu’une Smart City existe grâce aux données dont elle dispose, qui lui permettront d’évaluer les besoins de ses habitants et d’y répondre. De là, le big data ou « grosses données » occupe une place fondamentale dans la conception de la Smart City.

Smart city versus développement social ?

Quel lien entre smart city et développement social ? Si certains pensent que le numérique exclut l’Humain de la Cité, d’autres défendent l’idée que la société civile n’est pas dissoute dans la société virtuelle mais qu’elle la complète. Les cyberespaces mettent en relation les Hommes, un autre type de société se forme alors : une société structurée en réseau.

La Smart City repose sur des interactions humaines. Y inclure le citoyen, c’est donner sens à la Ville intelligente. Composée d’êtres pensants, une ville est intelligente par essence. Elle n’est pas à confondre avec la ville numérique car le numérique est plutôt l’outil qui en permettra le développement pratique.

La distance proxémique prend une nouvelle forme sur internet, elle restructure les relations humaines de telle sorte que les internautes s’adressent de pair à pair sans tenir compte des catégories. Selon Marcienne Martin, l’utilisation de pseudonymes qui reflètent la vie personnelle sont une manière de se confier à des inconnus et de s’exprimer librement. La société virtuelle offre alors à l’e-citoyen un échange affectif fondamental pour la socialisation, qui permet non seulement le partage mais aussi la réorganisation des espaces et des réseaux. C’est grâce à cette facilité d’expression que la recherche d’un urbanisme sensoriel, basé sur l’expérience de l’utilisateur, devient possible et pertinent. La Smart City est donc une ville collaborative qui remet l’humain au cœur des intérêts communautaires. En cela, elle sert la vie de la Cité et participe au développement social et économique.

Au cours de ces deux jours, les échanges nous ont permis de comprendre comment la technologie peut contribuer à une durabilité économique, sociale et environnementale. Certaines questions restent en suspens : quel sera l’impact de l’obsolescence programmée sur les villes équipées de « smart devices » ou objets connectés ? Comment intégrer les citoyens déconnectés ?

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